

Stade du Matin 1907.
L'arrivée en France de l'esprit sportif olympique poussât un besoin de terrains d'entrainement aussi le journal "le Matin" loua le terrain de l'hippodrome et le transforma en un stade de sport.
il fut inauguré le 24 mars 1907
Sur la même surface il fut créé une piste d'athlétisme principale en face de la tribune ancienne (en rouge) ainsi que 7 autres stade destiné aux football rugby et autres.
L'entrée du stade restât sur le Bd Valmy avec la maison du gardien (en rouge).
Lors de l'inauguration par le ministre de la guerre PICQUART fut joué la finale d'un jeu récent le "football rugby" (nom d'un village anglais) et d'un cross country à l'anglaise.
Dès lors ce fut un ras de marée de match de toutes sortent foot, rugby, hockey sur gazon, etc... ceci malgré la triste période 14-18.
En 1920 le Racing Club de France, pratiquant le stade depuis 1909, le loue et y resteras jusqu'à nos jours.
En 1921 Paris est choisi pour les J.O. de 1924, plusieurs projets de stade sont proposés dans le bois de Vincennes, le bois de Boulogne dont les riverains protestent et dans plusieurs sites de Paris mais les finances sont très faibles, et les tractations traines jusqu'en mars 1922
Le 10 avril 1922 le RCF fait l'offre de s'occuper du projet avec l'architecte Louis Faure DUJJARIC moyennant 50% des recettes.
Cette proposition à cout moindre fût acceptée et le Stade de Colombes pu naitre...
Stade Olympique
Louis Faure DUJJARIC l'architecte est ancien coureur à pied et capitaine de rugby
fit les plans d'un site strictement sportif sans décorum.
A la base un stade (blanc) doté deux tribunes couvertes de 10000 places chacune
et de gradins de virages de 40000 places.
à sa droite (en vert)un stade d'entrainement complété d'un grand terrain au nord
encore a droite (en orange) le stade de tennis avec ses terrains.
Au dessus en bleu la piscine qui seras remplacée pour les épreuves par celles des tourelles
et en violet le stade d'escrime.
Les véhicules pouvaient se garer sur les espaces jaunes.
Pour les transports la gare du stade fut ouverte pour cette occasion complétant celle du centre
ainsi que le tramway 64 du bd de Valmy qui vient de Paris.
Les entrées (en bleu)sont déservis par
le Bd pierre de Coubertin, percé pour cette occasion, et au nord par une allée qui mène a la gare du stade
Deux passerelles permettent de traverser le bd de Valmy en sécurité
dont une mène au village olympique (en marron) implanté
le long de l'avenue Clémentine actuelle.
Stade Yves Dumanoir
Après les jeux, le stade du matin deviendras le grand stade (de France), des grandes compétitions de sport d'équipes: foot, jeu à treize et rugby.
Le racing club de France rachète le stade en 1920 et en resteras propriétaire jusqu'en 2002.
En 1928 le RCF renommeras le stade en
"stade Yves Du Manoir"
en l'honneur de son fameux demi d'ouverture de rugby mort à 23ans en 1928.
Le stade de Colombes reçu les finales de Coupe de France de football 1925 à 1971 et accueillit jusqu'à 61000 spectateurs,
sans compter les match de coupe de France de foot et ceux très suivi de rugby.
Mais surtout, le stade de Colombes a accueilli en 1938
la finale de la 3ème Coupe du Monde (Italie-Hongrie 4-2),
organisée cette année là en France.
Il appartient donc au cercle très restreint des stades ayant eu cet honneur,
où il côtoie entre autres le stade anglais de Wembley et le stade brésilien du Maracana.
Les nouvelles règles de sécurité (spectateurs assis...)
ont eu raison de l'utilisation du stade depuis 1999,
et donc bientôt il resteras comme le souvenir qui a fait la renommée de COLOMBES.
L'entrée des spectateurs et parieurs de l'hippodrome de Colombes .
Cette entrée se trouvait de part et d'autre de l'actuel Bd pierre de Coubertin.
Cette photo étant (je pense) prise à la place de l'immeuble du 63 Bd de Valmy vers 1905.
Même vue prise quelques mètres plus à droite à l'emplacement du début du Bd pierre de Coubertin.
Au fond on aperçoit la maison du gardien qui resteras jusque vers 1950,
j'ai marqué son emplacement en rouge sur le plan.
A noter les habits d'époque :
pour les femmes robes serrées à la taille et à ras de terre,
pour les filles robe sous le genoux avec chaussettes hautes
les hommes ayant chacun leur vélo
Même vue de l'entrée un jour de courses
La foule des turfistes arrive , beaucoup viennent de Paris soit par le tramway de la ligne 1 des T.M.E.P (Compagnie des Tramways Mécaniques des Environs de Paris (1896-1910)) venant de la porte Maillot soit par la gare de Colombes centre, faisant la part belle à de nombreux fiacres et charrettes qui font la navette.
L'entrée coûte 3 francs à payer aux deux guichets .
On aperçoit la maison du gardien au fond à droite.
Autre vue vers 1905.
La foule nombreuse se presse à l'entrée.
extrait du journal Le Matin :
"le 15.février 1885 à 2 heures 15,
réouverture de l'hippodrome de Colombes, avec un programme
très attrayant.
Le beau soleil avait attiré une
foule nombreuse, qui a pris un énorme plaisir aux diverses
épreuves de la journée.
Départ du spécial gare Saint-Lazare à
1 heure 15.
Tout porteur d'une carte de pesage aura droit à l'entrée
de sa voiture sur la pelouse."
Belle vue du pavillon de pesage qui est le seul bâtiment survivant de cette époque.
Les chevaux, dont on aperçoit les boxes d'écuries au fond derrière, étaient pesés dans ce bâtiment avant la course.
La foule des parieurs se presse pour jugé de leurs formes.
Derrière on voit Trois des quatre cheminées de l'usine de refoulement des eaux
Vue de la tribune et de ses riches Gentlemens
Tenue impeccable de rigueur les hommes en costumes et canotiers, les femmes en robes longues et chapeaux.
extrait du "Petit Parisien" du 27/06/1901:
"L'hippodrome de Colombes est devenu un très
joli lieu de réunion sportive.
Il est arrangé avec
goût les spectateurs de la pelouse voient les
courses d'un bout à l'autre, le pesage, entre les
tribunes et l'enclôture des balances, forme une
sorte de rond-point garni de grands arbres sous
lesquels on peut faire salon, assis sur des sièges
confortables."
Vue du champ de courses depuis la bordure nord ouest.
A droite on voit le pavillon de pesage puis la tribune.
Au fond a l'horizon le clocher de l'église Saint Paul St Pierre ( qui reste encore debout)
à sa droite un grand immeuble qui est certainement celui qui était rue des trousses vaches (situé au 8 rue Gabriel Péri)
Départ d'une course
La vue est prise au sud du champ près du trait qui indique le filet de départ
cet endroit actuel est sur le terrain du groupe d'HLM située à coté de l'av camille saint-sens
on est à la limite nord des terrains dit de "la reine Henriette".
A gauche on voit le pavillon du gardien.
Autre départ sur un autre endroit qui devait être celui du coin du chemin d'achères au début de la longue ligne droite centrale
Vue du bord de la piste en regardant vers la seine on reconnait la haie qui est sur le plan, et les maisons qui bordent le chemin d'Achères qui menait à gauche à l'usine des eaux.
extrait du journal le Matin du 6 mars 1885.
"L'hippodrome de Colombes
continue à être très en faveur; les chevaux y viennent
aussi en grand nombre;
il n'y en a pas eu moins
de vingt-trois pour disputer les quatre épreuves de la
journée.
La favorite Patience y a battu l'autre favorite, Cornette,
dans le prix du Sentier, et cela de cinq longueurs.
Le favori Bran a enlevé le prix de l'Etang' à Priee.
Estella et Dustman, ce qui a occasionné des réclamations,
chose assez rare en ce moment puisqu'il n'y en
a pas eu la moindre depuis quatre réunions, voire
même à Auteuil.
M. Jorel, propriétaire de Bran. a réclamé son cheval
pour 2,300 francs et M. Duprat s'est offert Dustman
pour francs plus le prix.
Vanlo, au baron Finot, est tombé à la dernière haie
du prix Jacinthe alors qu'il était très bien en course.
Miss Cecil, montée par H. Andrews, a profité de l'aubaine pour gagner aisément,
battant Arlequine, Dia-
blotin II et Sicilian."
Image pas très nette mais après étude on reconnait les collines d'Argenteuil et Sannois et au milieu on devine l'église basilique d'Argenteuil
on voit et devine les deux cotés de la piste ainsi que la ligne droite blanche centrale
Ceci permet de situé la prise de vue au croisement de avenue Cézar Franck et Emmanuel Chabrier.
Belle photo de saut de haie.
La photo a été prise près des haies qui sont proches de l'esplanade d'entrée
On peut reconnaitre a droite le pavillon du gardien et l'alignement des grands arbres est celui de l'esplanade
Autre photo de saut d'obstacle prise sans doute au même endroit..
Belle vue de ces cavaliers au virage près de l'entrée du stade .
Après 24 ans les courses hippiques à Colombes ont suivi des hauts et des bas, en effet le règne des bookmakers dans les années 83 à 87 entraina de gros problèmes de fraude au sein des écuries et attira aussi de nombreux personages non recommendables, les choses s'améliorèrent en 1891 par la création du Pari Mutuel officiel.
Mais du fait que de nombreux autres hippodromes existait
(longchamp vincennes enghein saint-cloud maison-lafitte saint-ouen) le public visiteur diminuait.
D'autre part d'autres sports était nés: tennis rugby football et aussi les premiers jeux olympiques
tout ces sports demandaient des espaces pour vivres
poussé par ces éléments et par la publicité le journal "LE MATIN" rachetas le champ de courses
pour en faire un stade de sport .
Extrait du journal LE MATIN du 3/01/1907:
«L'initiative de mettre la disposition de la jeunesse des écoles et des ateliers de la capitale
le vaste hippodrome de Colombes pourque, le printemps venu, nos enfants,
avec le bon air et la pratique du sport, puisent les réserves de santé, de joie et de force,
qui leur sont nécessaires pour affronter le labeur quotidien de la vie,
a soulevé partout le plus généreux enthousiasme et la plua chaleureuse approbation».
Voici un aperçu de l'évolution
de ce qui est encore pour quelque temps
le "stade Yves Dumanoir"
Je m'appuie pour cela de différents plans pour remonter le passé:
Le champ de courses 1883-1907
Avant 1883 ces terrains furent une prairie inondable de la propriété de la Reine Henriette finissant en bordure de Seine.
Avec les débuts de l'industrialisation, de l'arrivée du train en 1837 et 1851, de nombreux riches s'implantèrent à Colombes, un hippodrome fut donc fondé et ouvert en mars 1883.
L'hippodrome était situé sur toute la surface actuelle des terrains de sports, et au sud sur ceux des H.L.M. de l'avenue Cézar Franck qui était à la limite des propriétés dites de la "reine Henriette"
La piste permettait différentes longueurs de courses de trot, galop et de haies que l'on devine.
A gauche (en rouge) la tribune couverte en escalier qui permettait une bonne vue ainsi qu'un confort suffisant pour les réunions.
A droite l'entrée située boulevard Valmy constitué d'une esplanade qui deviendras en 1924 le Bd Courbertin avec au bout (en rouge) le pavillon du gardien qui resteras jusqu'aux années 1930.
Les courses de "gentlemen's" s'y dérouleront avec succès mais l'arrivée des paris provoquas des problèmes, les courses cesseront pour rouvrir en 93 dirigés par la "Société du sport de france", les paris étant alors fait par le Paris mutuel depuis 91
Mais l'arrivée du sport pour tous en France changeât la donne en 1907...