

Le Zorro en l'occurrence fût
le Racing Club de France qui,le 10 Avril 1922,
fit une proposition sauvant tout le monde, car personne ne solutionnait le puzzle budget, terrain et délai.
En effet le R.C.F. offrait de s'occuper entièrement du stade et de la piscine
en échange de la moitié des recettes avec un minimum garantie de 3 millions de francs par l'état
Le comité, la ville de Paris et l'état furent très heureux de le signer, Chacun n'étant plus perdant.
Finalement l'état prêtat 6 millions, Paris 1 million, Colombes 250000 et le conseil général 100000 francs
Le terrain fût acheté à 5,50 francs le m2 à la Société immobilière de l'ancien champ de courses de Colombes, dont M. Bloch-Levallois était administrateur-délégué.
On peut dire que ce coup d'audace du R.C.F. à été superbe puisqu'il a gardé le Stade jusqu'à nos jours.
Sur la vue le plan du stade tel qu'il à été fait par Faure-Dujaric (l'architecte et promoteur associé de cette opération).
Le tour de force de Dujaric fut de concevoir des tribunes rapidement, à faible coût et sans trop déranger les épreuves sportives du RCF.
Après l'élargissement de la piste en fin 1922, les tribunes assises sur 2,25m de remblais sont construites en béton armé surmontées par des couvertures en acier typique de l'époque.
On construisit d'abord la tribune marathon (Est) pour conserver active l'ancienne tribune jusqu'en Juin 1923 puis on la remplaça par la tribune d'honneur (ouest) terminé en Nov 1923.
Vue de la tribune marathon vide.
On voit bien la simplicité fonctionnelle des tribunes
Au fond on aperçoit l'église d'Argenteuil
Pendant la construction de la tribune marathon en 1922, l'ancienne tribune du champ de course continuât à accueillir les spectateurs des réunions sportives qui continuaient à exister.
En 1923 on pu construire la tribune d'honneur dont on voit ici l'entrée principale en finition
On voit en 1923 la finition de la tribune d'honneur à gauche , alors que la pelouse et la tribune marathon à droite servent déja
On voit d'ailleurs les poteaux de rugby au milieu du terrain .
En 1922 le projet Dujaric du RCF prévoyait aussi la piscine olympique à côté du stade,
mais la ville de Paris (qui fut quand même vexée du projet)
obtint la construction de la piscine Olympique des tourelles
La piscine du stade fut quand même construite, on en voit une étape de sa construction
Elle sera finie à temps, pour les épreuves d'eau au cas ou celle des Tourelles ne serait pas finie
elle mesure 50m x 18m profonde de 1.7m avec une fosse de 5m por les plongeons.
Vue de la rue Paul-Bert et de la tribune d'honneur en finition de construction vers 1923 .
La rue Paul-Bert était moins large et plus proche du stade .
A gauche le pavillon n'est pas celui existant au 4 rue Robert Schumann,
C'est un pavillon situé au 47 rue Paul-Bert qui sera construit spécialement en 1921 pour les jeux,
qui fera café restaurant jusqu'en 1965 pour l'élargissement de la rue
en même temps que le quartier de maison blanche.
Même vue actuelle.
La rue a été élargie et déplacé sur la gauche.
Le café restaurant du 47 rue Paul-Bert est rasé en 1965 .
Le pavillon du 4 rue Robert Schumann depuis visible comme en 1910 mais son jardin à diminué.
Le quartier Maison blanche à disparu
A droite derrière la façade décorative on voit encore( pour quelque temps) les poutrelles d'acier de la la tribune d'honneur.
Voici l'entrée du stade avec ses grilles encadrée par deux statues d'hommes virils sportifs
A gauche on aperçoit le devant d'une des boutiques qui ont fleuris dans les espaces nus entourant le stade pour les jeux.
Même vue actuelle de l'entrée du stade .
On voit que la rue Paul Bert a été déplacé vers la gauche .
Vue du quartier disparu d la maison blanche .
A droite l'ancienne rue de seine renommée rue François Faber en l'honneur du fameux coureur cycliste qui a vécu ici.
Au milieu le restaurant maison blanche dont la pointe arrivait au milieu de la rue Paul Bert presque vers l'entrée du stade.
A gauche on aperçoit les bâtiments de la rue Paul Bert dont l'alignement et certains bâtiments existe toujours.
Au fond on devine le pont neuf avec l'usine des eaux de paris dont on voit 2 des quatre cheminées.
Voici successivement deux photos du Cross du critérium de l'usfsa le 30 novembre 1913
ici l'équipe d'Argenteuil.
Même vue actuelle.
La rue Paul Bert occupait que la partie gauche actuelle de la chaussée.
Le restaurant Maison Blanche arrivait vers le panneau publicitaire.
Pour permettre de mieux accueillir les visiteurs des jeux il fallait améliorer les voies d'accès.
Il fut donc créé une route reliant le bd de Valmy à la rue Paul Bert.
Cette route n'eut d'abord pas de nom et on l'appela avenue du stade.
Elle pris la place de l'allée qui servait d'entrée au stade du matin qui fut prolongée pour déservir les entrées du stade de tennis et du stade olympique
Sur la gauche elle permettait aux automobiles aux autobus de se garer sur le terrain ou actuellement se dresse les 3 Tours HLM.
Sur cette vue prise en 1924 vers le début du Bd de Coubertin on voit les boutiques des restaurants et divers gargotes qui ont loué ces emplacements pour les jeux
A noter derrière les baraques l'alignement des arbres qui existait déjà du temps du champ de courses en 1900.(voir 6 et 16)
Même vue presque au même endroit
Peut être prise après les jeux, des promeneurs reviennent du stade
Au fond on voit le derrière de la tribune marathon.
Même vue actuelle
ici pas de maisons de cet ancienne époque.
Prise avant le virage du bd.
A gauche l'ancienne maison du gardien du champ de courses, (actuel 29bd pierre de Coubertin).
Et au fond on voit le derrière de la tribune Marathon.
(l'image n'as pas été prise pendant les jeux car on devrait voir le stade de Tennis)
Même vue actuelle du tournant du bd
A gauche la maison du 29 qui remplace la maison du gardien du champ de course.
Au fond la tribune d'honneur restante car celle de marathon a disparu.
Belle vue du bd Valmy que j'ai réussi à situer grâce aux cheminées de l'usine électrique (au fond) et à leur droite dans l'axe le haut d'une des tours d'Ericsson et devant un bâtiment disparu du 120bd valmy.
A gauche des restaurants bars ont fleuris (HLMs du 73 bd Valmy)
Plus loin les baraques du village olympique dont l'entrée est matérialisée par les deux grands poteaux et derrière deux pavillons qui marquent l'entrée de l'actuelle avenue Clémentine.
A noter les voies du tramway 64 (Pte Champéret -Bezons) qui furent doublées pour l'occasion.
Les jeux furent l'occasion à de nombreuses personnes de tenter de faire de l'argent,
ainsi rue Paul-Bert, en face du Stade de Colombes,
un propriétaire, comme beaucoup d'autres, divisa son terrain en petites parcelles de cinq mètres sur sept de profondeur, loués
pour y établir des petites boutiques volantes durant les cinq mois que devaient durer les jeux.
Les parts étaient séparées par des piquets de bois reliés entre eux par des traverses, au-dessus des petites boutiques.
Le propriétaire entendit se servir des dites traverses pour y installer ses affiches de publicité.
D'où procès le 12 juin 1924, car les locataires, dirent que si le propriétaire, à qui nous louons assez cher,
veut ses affiches qu'il nous loue la place.
Même vue actuelle.
A la place des resto on a les HLM .
On ne voit plus le sommet de la tour Ericsson cache par les bâtiments .
et les tramways sont remplacés par les voitures.
Voici l'entrée du village Olympique.
Ce fut la première fois que les jeux Olympiques eurent un village pour accueillir les athlètes.
Une soixantaine de maisonnettes en bois situé sur un terrain entre le Bd de valmy et les terrains du stade a gauche de l'actuelle avenue Clémentine
Chaque baraque pouvait accueillir environ 4 athlètes
Ici se situait (à peu près) l'entrée du village Olympique.
Vue du village Olympique prise du haut de la passerelle qui traversait le bd Valmy ( pour eviter le trafic auto)
Avec le toit brillant en zinc ce sont les bâtiments qui servent de salles de réunion, de cuisines et restaurants
Dans les autres batiments sont divisés en chambres de trois lits loué 30 francs par jour.
auquel il faut rajouter 25 francs pour la pension (linge,douche,nourriture pour 3 repas)
Le chemin au premier plan doit être l'avenue Clémentine.
Voici une petite place du village.
A noter les caillebotis pour éviter aux sportifs de se transformer en lutteur sur gadoue
Dans ce village tout "confort" il existait une poste, un restaurant et un marchant de journaux.
Un stade c'est bien mais encore fallait t'il y accéder .
A cet époque il existait des fiacres des bus hippomobile des tramway et les deux gares de Colombes et bois-colombes
en deux ans il a fallut améliorer les routes bd de Valmy, henri barbusse, av d'argenteuil, av charles de gaule, rue paul bert,reine henriette,gabriel peri;
A noter qu' Edgard Quinet n'existait pas.
La ligne de tramway 64 du bd de Valmy fut doublée et ses gros arbres abatus
Pour faciliter la venue de 60000 personnes il fallut créer l'avenue actuelle pierre de coubertin pour déservir les zones de garages et l'accès piétons.
Une ligne de bateaux fut aussi ouverte sur la seine depuis le pont de st Denis.
Tout ceci n'était pas suffisant il fut construit la nouvelle gare du stade
N'oublions pas aussi les communications d'informations, car on acceuilli près de 1000 reporters de tous pays avec tout le matériel de TSF et de diffusion dans le stade.
Un stade c'est bien mais encore fallait il y accéder.
Une halte du stade fut décidé autour des deux voies alors existantes c'est pour cela qu'il existe deux quais.
Deux tunnels de 6,5 m furent crées ainsi que le large espace encore existant
Sur cette vue on voit le tunnel encore existant et la gare situé sur l'emplacement du terrain de boule actuel.
A noter que les voies sont aujourd'hui plus hautes, surement depuis 1937 ou on a surelever les voies dans Colombes
Autre vue quelques mètres à droite.
On voit les pancartes indiquant la direction du stade en passant par la rue alexis bouvier et celle pour aller à Paris.
Même vue un peu plus vieille vers 1930.
une barrière a été construite
La maison qui dépasse à droite doit être celle du 1 Bd Marceau.
elle dépassait à l'époque car les voies n'étaient pas surélevées.
Même vue actuelle.
Voici une belle vue aérienne du stade .
On voit les deux tribunes d'honneur et marathon, et les gradins des virages
A droite le stade d'entrainement et derrière la piscine et à sa droite l'espace d'escrime.
Au premier plan la zone des garages avec des autocar garés dessus ou maintenant se dresse les quatre tours HLM.
Derrière les quatre cheminées de l'usine des eaux
Autre vue aérienne pendant un match de rugby
Au fond à droite le stade d'escrime et à sa gauche la piscine qui n'as pas servis pour les jeux .
A droite au premier plan les guichets qui sont restés jusque dans les années 80
A gauche le pavillon du 4 robert Schumann
Pour les curieux le deuxième pavillon en haut en partant de la gauche est celui qui résiste encore près de l'A86 au 58 de la rue paul Bert.
le premier lui à disparu avec l'élargissement de cette rue.
Voici une des deux affiches officielles des jeux.
Nous sommes entre les deux guerres; l'esprit patriotique et nationaliste est très marqué.
Les stades sont prêt grace au tour de force du R.C.F et de l"architecte Louis Faure-Dujarric, ,
Les jeux peuvent commencés...
Pierre de Coubertin proposa en 1894
La devise des jeux qui fut adopté en 1924:
Citius, Altius, Fortius,
(plus vite, plus haut, plus fort).
Dans le même esprit,
il reprit aussi ce credo en 1908:
«l’important dans ces Olympiades n’est pas tant d’y gagner
que d’y prendre part.»
qui fut transformer en :
L’essentiel n’est pas de gagner mais de participer.
Pour plus de détails sur les symboles Olympiques voir voir ICI
Le 2 juin 1921 le comité Olympique vote à 11 voies contre 4 l'attribution des jeux de 1924 à Paris (contre Rome, Amsterdam,Los-Angeles);
Alors apparait l'éternel mal Français: personne n'est d'accord sur rien.
D'abord élections des nombreux et différents .
cela traineras jusqu'à 9 mai 1922.
Trouver les ressources financières:
avant l'attribution, l'état Français était d'accord pour 30 millions de francs et Paris devait céder le terrain et donner 10 millions.
et fin 1921 l'état ne voulait plus céder que 20 millions et Paris proposait le stade Pershing et 1 million de francs (au lieu de 10);
Après de nouvelles commissions en septembre octobre novembre :
Paris propose le parc des Princes comme possible stade, ou bien la porte dorée et est d'accord pour 10 millions de francs.
En parallèle un concours de 8 projets d'architectes, concours gagné le 3 février 1922 par Mr FAURE_DUJARIC
le 12 mars 1922 le comité olympique francais prend acte que se serais au stade Pershing avec seulement 1 million de francs
La encore étude et commission qui change d'avis.
Et c'est là que, dirait certains, Zorro est arrivé....